Dans l’édition du 30 octobre du magazine brésilien « Globo » le reportage « Tout se copie ? » soulève une question très importante dans le monde de la mode, de la technologie et de la musique : celle des copies d’oeuvres originales.
La question posée est nécessaire dans un contexte de mondialisation, où toute information est aisément accessible, notamment avec internet. Cependant, il est important de ne pas accuser une personne ou une marque de plagiat, et ce, à la moindre ressemblance.
C’est le cas de Carmen Steffens, cité dans le reportage : la marque a été accusée par le créateur Christian Louboutin de copier la couleur rouge des semelles de ses chaussures.
La marque brésilienne a su mettre en avant les bons arguments et obtenir gain de cause. Son PDG a d’ailleurs déclaré au magazine : « Nous produisons des chaussures à semelles rouges depuis 1996… Si quelqu’un devait avoir le droit sur le rouge, ça serait Ferrari ».
Génèse d’une guerre écarlate
Mário Spaniol, PDG et propriétaire de la marque de chaussures Carmen Steffens, a été stupéfait de recevoir, en mars 2011, une notification de la marque française Christian Louboutin. Ce dernier exigeait alors le retrait pur et simple de la vente des chaussures aux semelles rouges vendus par l’entreprise brésilienne, notamment dans sa nouvelle boutique parisienne.
Dans le document, Louboutin affirmait avoir l’exclusivité de la production des chaussures aux semelles rouges en France et aux Etats-Unis. Ce type de chaussure est, en effet, devenu un véritable objet culte : depuis son lancement, en 1992, 9 femmes sur 10 à Hollywood en possèdent une paire.
L’exécutif brésilien, de son côté, se dit effrayé par l’impact médiatique généré par le conflit : « en dix jours plus de 20 000 publications ont relayé l’information dans le monde entier. C’était horrible. J’ai eu le sentiment d’être au milieu d’une guerre et sans armes pour combattre. ».


